Les Chroniques de Grushkov – La SOCQATOA, pourquoi pas ?

Salut à tous ! Ici Grushkov en direct de l’enfer (en tout cas la température s’y apparente) qui avait complètement oublié qu’on était dimanche et donc qu’il devait écrire sa chronique ! J’entends le mot boulet ? Il me semble que ce soit effectivement approprié.
A la fin de ma dernière chronique, je vous avais demandé quels sujets vous aimeriez que je traite dans ma chronique, histoire de me donner des idées pour le futur, et j’ai reçu 0 proposition ! Vous vous doutez bien du coup qu’il sera difficile pour moi de tout traiter en une vie alors du coup j’ai décidé de ne pas écouter vos suggestions et donc aujourd’hui la chronique portera sur ce genre mal aimé qu’est la SOCQATOA.

 

La SOCQATOA, ou Structure Ordinaire Contexte-Quête-Aventuriers des Théâtrales Œuvres Artistiques pour faire plus court est un… ouais bon je suis pas là pour faire cours, allez donc voir sur le Netowiki, c’est plus rapide. Ce qui est important pour cette chronique, c’est de savoir que c’est une structure narrative de plus en plus dépréciée dans la sagasphère, jusqu’à être même considérée comme un défaut.
Combien de fois n’ai-je pas lu dans des commentaires de nouvelles sagas : « C’est pas mal mais c’est un peu trop SOCQATOA-esque, dommage, tu devrais te pendre, ça vaut mieux pour l’humanité. » Bon ok c’était pas exactement dit comme ça mais l’idée est là.

Pourtant je n’ai jamais vu personne utiliser cela comme reproche quand il s’agissait de sagas telles que Le Donjon de Naheulbeuk, Les Aventuriers du Survivaure ou Reflets d’Acide. Mais pourquoi pas ? Et bien justement parce que le problème ne vient pas de la structure en elle-même mais de sa sur-utilisation à un moment donné.
Parce qu’il faut bien l’admettre, le problème réel ce sont les sagas champignon, vous savez, ces sagas qui plagiaient le Donjon de Naheulbeuk avec une technique à vous arracher les tympans, sans réelle âme et qui en plus s’arrêtaient au bout de quelques épisodes quand ça ne s’arrêtait pas dés le premier. Et qui dit copie du DDN, dit SOCQATOA. Et là c’est le drame, on fait l’amalgame et il n’est plus réellement permis d’utiliser cette structure narrative.

Alors oui, c’est assez « facile » de procéder de cette manière, mais est-ce une mauvaise chose en soi ? Récemment une saga a eu beaucoup de succès, notamment auprès de moi. Cette saga c’est Les Aventuriers, de François TJP. Et les Aventuriers c’est quand même vachement SOCQATOA si vous voulez mon avis, et je pense que c’est totalement assumé. Et cette saga est super ! Vraiment, allez l’écouter si c’est pas déjà fait ou la réécouter si c’est déjà fait. Et surtout n’oublions pas que le meilleur film de tous les temps était juste 100% SOCQATOA !

Alors je pense qu’il est temps de pardonner à la SOCQATOA, parce que ce n’est pas elle le problème et que c’est à l’auteur de l’emmener plus loin que son utilisation basique. Je pense qu’il est temps de lui donner… une seconde chance.

 

Voulà ! C’était Grushkov pour une chronique encore complètement à côté de la plaque, sur un sujet dont tout le monde se fout. Mais ce n’est que le début de la discussion, n’hésitez pas à donner votre avis sur le sujet dans les commentaires mes petits choupinouillounets !

2 thoughts on “Les Chroniques de Grushkov – La SOCQATOA, pourquoi pas ?

  1. Perso je pense que le problème vient de la structure en elle-même, parce qu’elle a au final pas beaucoup de potentiel.
    Dans ta chronique, il me semble que tu as éludé quelques aspects de la socqatoa, je cite : « On peut y inclure également d’autres récurrences du genre, comme la mésentente entre les membres du groupe, l’interaction des personnages avec la voix-off/le narrateur, l’utilisation d’archétypes présumés connus de tous (LE nain, LE mécano, LE capitaine, etc.), la baffe après un mauvais jeu de mot ou une réplique navrante, et cætera »
    Et au bout d’un moment, ce genre de ressort comique ou ces ficelles narratives ne prennent plus, car tout le monde les connait. Ce qui fait qu’effectivement, la socqatoa est selon moi une mauvaise chose. C’est un peu une forme de « paresse scénaristique », je trouve.

    Après, quand TJP a annoncé Les Aventuriers, on était prévenu que c’était de la bonne grosse socqatoa, donc nos attentes se sont conformées à ça. Et même si c’était une saga très sympa, elle était pas ouf, parce que, tout simplement, les ficelles et l’humour étaient assez convenus. En comparaison, L’Appartement, où le héros n’a pas réellement d’autre but que de survivre, était « mieux » à ce niveau là (mais encore une fois, ces défauts étaient voulus, donc on peut difficilement comparer).

  2. Bonjour
    Je suis d’accord avec toi Grushkov. Les sagas champignons ont dépréciées ce style.
    Flynn une Socatoa est, selon moi originale si le créateur a une histoire qui tient la route.
    Pour moi Les Aventuriers n’est pas une Socqatoa mais une saga prétexte pour balancer un maximum de chansons et développer le potentiel de son auteur.

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