Présentation de saga : Le Cri

-Draig ? Draig ?! … DRAIG ?!

 La voix de Nay’ résonna dans les couloirs de la rédaction. Je n’eus pas le temps de réagir, encore moins celui de fuir qu’elle entra dans le bureau.

-Draig, tu as jeté un coup d’œil au planning récemment ?

Je compris de suite. Cela faisait trop longtemps que je paraissais. Je réfléchis à toute vitesse, bougeant la tête rapidement de droite à gauche pour tenter de trouver une solution de repli.

-ATTENTION, DERRIÈRE TOI !

Pointant le mur derrière elle d’une main, je lançais de l’autre une bombe fumigène et tenta de partir dans la direction opposée à la sienne. Peut-être aurais-je le temps d’atteindre la fenêtre avant que le nuage ainsi créé ne parte.
Mais j’oubliais un détail : moi non plus, je ne voyais plus rien.
Je tombais lamentablement au sol. La fumée parti lentement. J’aperçus le visage mi-blasé, mi-amusé de ma rédactrice en chef.

-Merci de ne pas oublier ton article !

Elle me sourit et sortit de mon bureau.
Je me relevai doucement, et me posa à mon bureau.

-Bon bah c’est parti… Qu’est-ce que j’ai pas encore fait… – j’épluchais les articles déjà réalisés, et passa dans mon esprit les sagas que j’avais apprécié cette année – Oh. Je sais !
Ce fut à mon tour de sourire, et je commençais à taper sur mon clavier.

 

Bonjour, bonsoir à tout le monde ! Ici Draignaell qui revient d’entre les morts afin de vous parler d’une nouvelle saga mp3 pour votre plus grand plaisir !

Le Cri est une fiction historique ayant été écrite et réalisée par Magero durant l’été 2017 pour le concours de la saga de l’été de cette même année. Elle a une durée d’environs 46 minutes pour 3 épisodes. Elle a par ailleurs gagnée lors de ce concours l’award de la Meilleure Qualité Sonore.

La saga se passe durant la Première Guerre Mondiale, dans les tranchée allemande durant l’année 1915.
On y suit un jeune soldat, Fritz. Entouré par les tirs, les obus, les cadavres, la violence des combats irrégulier entre Allemagne et France, il va tout faire pour ne pas céder à ces enfers. Toutefois, ces derniers auront bientôt raison de sa psyché, et il va petit à petit sombrer dans la folie.

Eh oui ! Pas grand chose à dire, le synopsis est assez simple en soi. Cependant, petit élément : la saga ne vient pas juger ce conflit, mais l’horreur et la guerre en elle-même. C’est donc un scénario et un parti-pris assez classique dans les fictions traitant de la guerre, mais qui n’en est pas pour autant inintéressant.

En effet, très rapidement lorsque l’on commence l’écoute, on remarque que cette saga se veut posséder un côté lyrique, s’opposant farouchement et de manière parfaitement volontaire à l’idée même de guerre, en usant d’un langage et de figures de style recherchés. Cela se ressent tout le temps, ce qui est très probablement à l’origine de la longueur des épisodes (notamment le deux), mais également à de très beau moment dans la narration.

On peut parler de la narration. Magero, jouant Fritz (aka le narrateur), varie entre plusieurs types de jeu. Parfois un peu plat, sa voix reste traînante, assez monotone, et ne monte pas vraiment en intensité (ou alors l’impression qu’il en ressort et celle d’un sous-jeu). Pourtant, à d’autre moment c’est tout le contraire et cela devient assez époustouflant.
Les autres personnes jouent toutes très bien. Qu’il s’agisse de Richoult, qui est presque effrayant dans son rôle et est particulièrement doué, tout comme Dr Wolf. Bohort aussi a une très bonne intensité de jeu, et est dans un personnage très différents des deux autres. Tous, même les figurants dont aucun ne dénote, contribuent à une ambiance assez terrifiante.

En effet, l’ambiance est particulièrement bien soignée, dans toute la saga. Le sound-design nous emmène dans les enfers des tranchées avec le personnage aidé des musiques, classiques en leur genre, mais néanmoins bien choisies.

Malgré tout ces bons côtés, ce qui est le plus gênant selon moi reste l’épisode deux. Je n’ai que peu à redire sur le premier et le dernier, mais pour le deuxième, ce n’est pas le cas (j’en parlais d’ailleurs un peu plus haut). Il traîne beaucoup sur sa longueur, notamment par le pathos surabondant et cette narration à la voix traînante et monotone. On a un peu du mal à rester accroché à ce moment de l’écoute malgré des passages qui essayent pourtant d’être plus actif. Heureusement lâcher à ce moment n’est pas gênant : l’histoire étant simple, on n’en perd pas le fil.

On peut aussi reprocher à Magero son cri, promis par le titre même, qui manque de profondeur (dommage), mais qui est selon moi directement rattrapé par la suite. En effet, c’est sur la narration qui s’en suit que j’ai eu un vrai coup de cœur, lorsque, accompagné parfaitement par la musique, Fritz nous lance une belle gradation, montant magnifiquement en puissance.

 

Bon, j’ai dit tout ce que j’avais à dire si ce n’est que vous pouvez retrouver et télécharger la saga sur sa page sur le site du concours de la Saga de l’Été 2017 : http://2017.sagadelete.fr/saga/le-cri !

Bonne écoute à vous, et à la prochaine fois.

 

C’était Draignaell,
Qui s’en retourne disparaître pour une nouvelle durée indéterminée

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