La quinte juste n°18 : Paradise Lost

Bonjour / bonsoir et bienvenue à toutes et à tous pour ce nouveau numéro de La Quinte Juste. Après la dernière chronique, je me suis dit que ce soir je ferai quelque chose d’original et d’inattendu : en effet pour fêter la promotion de notre nouveau, ou devrais-je dire nouvelle, rédac’ chef, je suis allé payer ma tournée avec des amis. Mais pour vous je vous ai fait une quinte juste normale.

Et en effet ce soir nous allons parler d’un album concept abstrait d’un groupe dont nous avons déjà parlé ici, Symphony X, et qui s’inspire d’un poème plutôt connu du XVIIème siècle, Paradise Lost.

 

Parlons en premier lieu du poème. Écrit en 1667 par Sir John Milton, Paradise Lost est un poème épique en prose, composé de 10 livres, et contenant plusieurs milliers de vers. L’histoire va se centrer autour de la Chute de l’Homme (selon la Bible), de la tentation d’Adam et Eve, de la déchéance de l’archange Lucifer, et de leur expulsion du jardin d’Eden.

L’album Paradise Lost quant à lui est sorti en 2007, soit plus de trois siècles plus tard. La sortie de l’album a cependant été repoussée plusieurs fois, puisque ce dernier est sorti 2 ans après qu’il ait été annoncé. Le groupe a en effet dû “remettre les choses en ordre” pour les citer, et retravailler leur musique dans le but de la faire évoluer. Au final, l’album a été loué par moult critiques, et fut très bien accueilli par les fans, bien que souvent comparé à leur troisième album, encore considéré par la majorité comme leur meilleur.

 

Le concept de Paradise Lost reprend les récits du poème du même nom, en omettant plusieurs passages pour ne pas faire un album trop long. Il y a deux arcs narratifs, plus ou moins précis : l’un va se centrer sur Lucifer, et de la guerre qu’il va engendrer, et l’autre tendra vers la Chute de l’Homme, et Adam et Eve.

Dans les débuts de l’album, on y décrit la rébellion de Lucifer, et de la grande guerre qui s’ensuit au Paradis, entre les anges et les démons Mammon, Belzébuth, Bélial, et Moloch. Les anges finissent par l’emporter, et Lucifer est expulsé sur la terre, où il va comploter pour l’empoisonner.

Dans la suite, Adam et Eve ont dans le récit une relation presque amoureuse. L’histoire est la même que celle que nous connaissons : Lucifer changé en serpent tente Eve de croquer dans la pomme de la connaissance du bien et du mal, alors qu’elle en a été interdit, en utilisant la rhétorique. Adam, qui finit par apprendre le péché de Eve, croque également dans cette pomme, en lui disant qu’il partirai avec elle si elle devait périr.

Lucifer revient alors triomphant en enfer, où il annonça a ses anges déchus que l’humanité avait chuté grâce à lui. Mais Dieu les punit tous en les changeant en serpents. Adam et Eve quant à eux furent expulsés du jardin d’Eden, mais l’ange Michael leur annonça que l’humanité aura une chance de se réconcilier avec Dieu au travers de Jésus Christ.

 

Paradise Lost est plus sombre que les précédents travaux de Symphony X. L’aspect metal symphonique se fait plus petit au profit du power et du progressif, quoique l’on peut retrouver quelques pièces comme “Occulus ex Inferni” qui font encore usage d’un orchestre. Néanmoins, on retrouve les riffs complexes, les solos expressifs, et les choeurs mélodieux qui font la signature de Symphony X. Encore une fois, Romeo fait preuve de virtuosité dans ses talents de composition et d’écriture, ainsi que dans son jeu.

On pourra cependant reprocher à cet album d’adopter une formule plus conventionnelle et “commerciale” (oui je sais ce mot est utilisé à tort et à travers), puisque les pièces sont notablement plus courtes, et utilisent une structure plus simpliste que ce à quoi l’on nous a habitué par le passé ; ce qui explique pourquoi beaucoup le comparent avec The Divine Wings of Tragedy le troisième album.

Mais vous l’aurez compris, cet aspect plus grand public ne nous empêche en rien d’apprécier l’album, et je vous invite à le découvrir, ou à le redécouvrir, par ici :

 

One thought on “La quinte juste n°18 : Paradise Lost

  1. Oui, c’est vrai que l’album est bon et surprenant après une « V » et surtout un « The Odyssey » qui avait de sacré passage orchestral qui était vraiment énorme.
    Et puis rien que le morceau titre de l’album vaut le coup d’oreille car reste quand même plus doux que ce qu’on pourrai attendre et c’est vraiment ça qui rend l’album bon.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.