La quinte juste n°12 : Tales from Topographic Oceans

Bonjour / bonsoir et bienvenue à toutes et à tous pour ce nouveau numéro de La Quinte Juste. Bon, vous l’avez compris maintenant, mon truc à moi c’est un petit peu le progressif. En vérité, il existe pas mal d’albums concepts dans le monde, mais je trouve que la plupart et surtout les plus intéressants d’entre eux tendent à appartenir à ce genre. Et pour cet épisode, afin d’appuyer cette théorie nulle, comme des moutons, nous allons parler un très bon album concept abstrait, Tales from Topographic Oceans de Yes.

 

Ce double-album paru en 1973 est devenu un symbole « excessif » de son genre, selon les médias, qui trouvaient le concept « trop détaillé » (je passerai sur la stupidité de ces propos) et les pièces « trop longues ». Cependant, il fut quand même un succès commercial important, à la tête du classement anglais pendant 2 semaines, comme quoi y’a une justice. Le concept est basé sur l’interprétation du chanteur Jon Anderson sur les notes de bas de page de l’Autobiographie d’un Yogi par Paramahansa Yogananda, texte qui décrit 4 corps de textes hindous. Cependant, le claviniste Rick Wakeman n’était pas content quant à ce choix de concept et à l’orientation musicale de l’album, si bien qu’il décida littéralement de ragequit le groupe après la tournée.

Tales from Topographic Oceans est un album concept abstrait composé de quatre morceaux centrés autour de textes hindous sur la vie de Paramahansa Yogananda, qui devint petit à petit un moine, et qui partagea son enseignement entre autres à Los Angeles et Boston. Les quatre pièces racontent des enseignements issus de corpus shastriques, parlant de religion et de vie sociale, de médecine, de musique et d’architecture. En effet, les pièces de l’album vont raconter ces aspects : la première enseigne la religion, la seconde la médecine, la troisième l’architecture, et enfin la quatrième enseigne la musique ; toujours en accord avec les textes hindous.

 

Ce double-album de Yes se démarque quelque peu des plus anciens. Cependant, les pièces sont tout de même très bien construites, et les paroles bien écrites. On saluera la virtuosité des artistes, plus au niveau structurel et rythmique que mélodieux. Bien que cette œuvre ravira les fans et autre adeptes du genre progressif (des tarés donc), on reprochera le manque d’accessibilité de l’album, et la longueur des pièces qui, effectivement, font obstacle à une écoute facile. En effet, Tales from Topographic Oceans demande une certaine expérience et une certaine concentration afin d’être apprécié, chose qui n’est pas toujours très bien vu par les auditeurs ponctuels, surtout de nos jours. Ceci était donc la vision objective de l’album ; néanmoins pour terminer sur une note positive, et pour redonner à l’œuvre sa place qui lui revient de droit, j’ajouterai que du point de vue d’un amateur du genre, que cet album est une petite merveille, rempli de perles musicales, et lorsque l’on commence à bien le connaître, on peut y trouver quelques surprises : comme les clins d’œil multiples à d’autres grandes œuvre du groupe qui se cachent dans la dernière pièce.

 

Je vous invite donc à écouter cet album en cliquant par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=_rwNe2QXwrU

2 thoughts on “La quinte juste n°12 : Tales from Topographic Oceans

  1. Tain mais c’est dingue, j’vais sur facebook (j’y vais rarement), et là par hasar, je vois sur le côté  » Le Weekly MP3 / aimé par Richoult », bon, je clique, et là paf, y a cet articles dans le journal de la page. Le truc c’est que j’ai finit de m’écouter presque toute la discographie (me suis gardé 5 album à découvrir en voyage) de Yes y a genre quatre jours. xD
    J’ai l’impression que quand j’raconte ce genre de coïncidences personne me croit, ou bien que ça arrive un peu à tout le monde donc rien de ouf, mais moi ça m’ébahit toujours.

    Bref, un billet bien sympa, j’vais aller voir le reste. Perso’ j’aime surtout le premier et le dernier morceau de l’album, après j’ai fait un effort pour réécouter une seconde fois The Ancient, et pour finalement l’aimer. Mais par contre, le second, The Remembering (High the Memory), rien à faire, j’l’aime pas, j’y accroche pas.
    Sans être d’accord avec les critiques qui lui ont été faite, j’trouve quand même aussi que l’album paraît un PEU pompeux. Mais c’est limite normal par rapport à son concept, et puis surtout c’paradoxal de reprocher ça à un album de rock progressif, m’enfin bon…
    J’ai écouté il y a peu leur dernier en date, Heaven & Earth, mais j’accroche à aucune des pistes. Par contre, Fly From here, j’aime beaucoup la première pièce (bah du nom éponyme, en entière, 23 minutes quoi), et Solitaire. Même si, dommage qu’il y ait plus Jon Anderson. Benoît David remplit à peu près son contrat, mais à des années lumières de J.A., et surtout ce qui me gêne (j’aimerais bien un autre avis sur ça-, c’est sa voix, on dirait qu’elle est légèrement trafiquée, qu’il y a un petit vocodeur ou un effet bizarre au mix, c’est très perturbant et pas très jolie quand on l’entend. Mais c’est peut-être moi après, ou bien toutes les vidéos youtube de l’album sont mal fichues. o_o

    *donne un patate pour le long post*

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