La Quinte Juste n°11 : Tommy

Bonjour / bonsoir et bienvenue à toutes et à tous pour ce nouveau numéro de La Quinte Juste. Si vous suivez cette chronique depuis un moment, vous aurez remarqué que nous avons pu parler d’albums des années 70, 80, 90, 2000, et même 2010 (yep, vous pouvez vérifier). Du coup pour explorer un peu toutes les époques, je vous propose d’aller nous promener du côté des années 60, avec un très célèbre double album de The Who intitulé Tommy.

Composé en grande partie par le guitariste Townshend, cet album est inspiré des enseignements de Mether Baba, qui après avoir suivi une transformation spirituelle, ne communiquait plus qu’au travers de planches d’alphabet, ou par langage des signes. En effet, Tommy va raconter l’histoire d’un jeune garçon aveugle, sourd, et stupide, et de sa vie au sein d’une famille en déclin.

 

Alors qu’un capitaine des armées britannique est porté disparu durant une mission, et présumé mort, Mme Walker, la veuve, donne naissance à leur fils, Tommy. Plusieurs années plus tard, le capitaine revient finalement sain et sauf, et découvre que sa femme s’est remariée. Fou de rage, il décide de tuer l’autre homme, sous les yeux de Tommy, après quoi sa mère le convainc qu’il n’a rien vu et rien entendu, tellement fort qu’il finit par devenir aveugle, sourd, et stupide. Au cours de sa vie, Tommy va alors développer son imagination et son sens du toucher. Alors que ses parents deviennent de plus en plus frustrés du fait que Tommy ne pourra jamais connaître le christianisme à cause de son isolation, ils commencent à le négliger, à l’ignorer, et le laisse se faire torturer par son sadique cousin Kevin, et molesté par son oncle Ernie. Un charlatan prétend alors que sa femme serait en mesure de guérir Tommy, et cette dernière lui donne une dose de LSD, provoquant alors un trip musical chez le jeune garçon.

Alors qu’il grandit, Tommy découvre qu’il peut ressentir les vibrations très précisément grâce à son sens du toucher, et devient alors un as du flipper, grâce à quoi il parvient à vivre sa vie. Finalement, ses parents purent grâce à l’argent l’emmener voir un docteur respecté, qui les informa que les handicaps de Tommy étaient plus psychosomatiques que physiques, et tente une expérience en présentant Tommy devant un miroir. Ses parents se rendirent compte que leur fils fixait son reflet dans le miroir. Après plusieurs semaines dans lesquelles Tommy n’eut de cesse de fixer son reflet, sa mère craque, et détruit le miroir en morceaux, ce qui détruisit au même moment les barrières mentales de Tommy, qui put redécouvrir des sensations nouvelles. Alors qu’il continue de grandir, il finit par créer un mouvement religieux (on peut d’ailleurs faire le lien avec Mether Baba), qui s’étend finalement en colonie de vacances. Cependant, les disciples de Tommy finissent par rejeter ses enseignements, et à quitter le camp de vacances, ce qui a pour effet de renvoyer Tommy aux confins de son isolement, le laissant, pour clore l’album, dans un état de questionnement.

 

Le double album Tommy est construit selon un schéma classique de l’opéra rock : on retrouve beaucoup de thèmes qui sont répétés au fil de l’album, beaucoup de personnages, et une séparation entre le chœur (la narration), et les dialogues. La musique est très agréable et relaxante à écouter, bien que parfois un peu répétitive par moments, notamment sur la pièce « Underture ». Par ailleurs, cet album concept contrairement a la plupart, nous permet de faire la distinction entre les différents personnage, même si le chanteur reste le même, le contexte et même certains effets nous permettent de nous y retrouver, chose qui est plutôt rare et louable. Pour conclure, je dirai que Tommy est un classique, qu’il est agréable à écouter ou ré-écouter, et que sa qualité musicale surpasse ses quelques défauts très amplement. Bref, c’est un must-listen. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien suivant :

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