La quinte juste n°22 : Alive in an Ultra World

Bonjour / bonsoir et bienvenue à toutes et à tous pour ce nouveau numéro de La Quinte Juste. Nous avons traité dans cette chronique des albums studios. Mais il existe également des albums live concepts, et parfois même le concept tire parti du fait que le concert se déroule IRL. C’est le cas de l’album dont nous allons parler ce soir (et en plus c’est un album de Steve Vai <3).

Alive in an Ultra World est un double album live concept abstrait (oui ça fait beaucoup de qualificatifs) qui date de 2001, et qui retranscrit la tournée de Steve Vai dans le monde entier en 2000, après la sorti de son album The ultra Zone. Le concept de l’album a été très difficile à mettre en place, car son format ne permettait pas le droit à l’erreur. Petites anecdotes, Steve Vai a joué désaccordé deux fois au cours de l’album, et une meilleure version de l’une des pièces, “Being with you”, a été mieux réussie la seconde fois alors qu’il était trop tard. Autant vous dire que compte tenu de la difficulté de la mise en œuvre de cet album, il est assez unique, et au final globalement très bien ficelé et réussi.

 

Le concept de Alive in an Ultra World dépend de la tournée de Vai. En effet, ce dernier a écrit 15 pièces différentes, qui sont basées sur l’histoire, la géographie, ou le folklore, de quinze pays différents, en utilisant leur propre style de musique. On va rendre donc hommage à la grande forêt noire de l’Allemagne, à la grandeur de l’ancien empire Britannique, ou encore à Paris la capitale de l’amour (en tout cas du point de vue américain…).

Mais le concept ne s’arrête pas là : en effet, chacune des pièces fut enregistrée en live, dans le pays qu’elle concerne, d’où la complexité logistique d’un tel projet. Est à noter que la dernière pièce cependant a été enregistrée en studio à cause des moyens déplorables du concert.

Curieusement, aucun titre n’est associé aux États-Unis, le pays d’origine de l’artiste. Sans doute que Vai voulait faire un album différent de ce qu’il avait pu faire, et ne voulait qu’une de ses pièces ne ressemble trop à ses précédents travaux.

 

Musicalement parlant, Steve Vai lui-même note sur son site que les pièces furent très difficiles à écrire. En effet, il a fallu apprendre le style de musique de chacun des quinze pays représentés, autrement dit un travail considérable. Cependant, le résultat est prenant, et entendre le style de l’artiste se mélanger aux différents genres illustre à la fois la quantité de travail accompli, et la virtuosité des musiciens.

On peut trouver en revanche quelques pièces un peu plus faibles que d’autres, surtout vers la fin de l’album, où la mélodie n’est pas aussi intéressante et aboutie que les précédentes. On reproche aussi surtout à cet album d’être en-dessous des précédents, alors qu’en réalité il est simplement différent. Certes on retrouve rarement les passages plus ou moins improvisés de ses premiers travaux, mais objectivement la diversité musicale de Alive in an Ultra World compense largement ce défaut.

 

Je vous invite très fortement à découvrir cet album, car il est réellement unique en son genre, et mérite d’être écouté beaucoup plus.

NOTE : Dans la playlist qui vous est présentée ci-après, l’ordre des pièces est inversé. Il faut commencer par la dernière, puis remonter.

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