Le vieux baladeur n°46 : Donjons & Sales Cons

« – Bienvenue dans mon humble demeure.
– Ouais c’est le cas de le dire, c’est tout pourri chez vous. »
Donjons & Sales Cons – Épisode 6

Je dois vous l’annoncer d’entrée, chers lecteurs et lectrices, ce 46ème numéro de la chronique du Vieux Baladeur sera le dernier que je posterai. Après 2 ans et demi passé à étudier les recoins oubliés et poussiéreux de la sagasphère, j’ai voulu conclure cette chronique en revenant à la base avec une série qui a créé en moi le désir de créer cette chronique, malgré son titre peu engageant. Pas forcément ma préférée (pour ça relisez le numéro sur La Relique du Mont Courroux qui reste pour moi indémodable), mais qui incarne bien le style et le profil de ces sagas anciennes que j’affectionne toujours autant. Pour cette ultime chronique, nous parlerons de Donjons & Sales Cons de kurt220.

Analyse de la saga

Donjons & Sales Cons est une saga mp3 humoristique d’heroic-fantasy en 7 épisodes inspirée par le jeu vidéo Un bon petit RPG dans les règles de lard de Lord D. La date de création précise est inconnue mais les épisodes ont vraisemblablement été diffusés entre 2005 et 2006. Ludia est une jeune fille plutôt débrouillarde vivant dans un petit village reculé. Alors qu’elle se réveille auprès de Bob, un coup d’un soir, Le Grand Méchant de L’Histoire (de son prénom Le Grand Mé) kidnappe ce dernier. Ludia est alors plus ou moins forcée par sa mère d’aller retrouver l’infortuné jeune homme. Elle se prépare alors à une aventure plus loufoque et bizarre qu’elle n’aurait pu imaginer.

Bannière de la saga Donjons & Sales Cons de kurt 220Si vous êtes allergiques aux jeux de mots boiteux et aux personnages sans queue ni tête, passez votre chemin, car cette saga atteint des niveaux quasi-létaux. Le Grand Méchant de L’histoire donne le ton, mais vous aurez aussi droit au fringant Don Moidebal, à la chimie créée par Al ou encore à l’incongrue ville de Riste, la ville où y’a tout (je vous laisse deux secondes pour réfléchir). Aucun de ces jeux de mots n’est véritablement bon mais l’effet d’accumulation et l’imagination vraisemblablement sans limite de l’auteur pour les glisser n’importe où rend le tout assez hilarant. Au-delà des jeux de mots, l’auteur se plaît à moquer les mécaniques de jeu vidéo complètements décalées lorsqu’elles sont transposées dans un monde réaliste.

Cependant, la saga ne compte pas uniquement sur quelques mauvais calembours ou des blagues de geek pour susciter le rire. En effet, Ludia n’a pas la langue dans sa poche et les réparties bien senties qu’elle distribue en font un personnage particulièrement cool et attachant. J’ai également une affection spéciale pour Bunk, son compagnon bourrin et dont la personnalité parodiant les indiens d’Amérique est pour le moins originale. Son comportement et son phrasé particulier le rendent ainsi plus intéressant qu’une simple copie supplémentaire de Conan le barbare.

Côté technique, l’intégralité des rôles sont interprétés par kurt220, qui s’en sort avec brio, autant pour la diversité des voix que dans la qualité de jeu. Les personnages sont dynamiques et contribuent à l’humour de la saga. L’âge de la saga se fait sentir à travers l’ambiance sonore assez simple et les voix qui poppent assez régulièrement, ainsi que les musiques choisies avec soin qui raviront les fans de jeu de rôle japonais (mais ça c’est un bon point).

Enfin, comme précisé dans le paragraphe précédent, Donjons & Sales Cons est une saga humoristique parodiant un jeu vidéo d’heroic-fantasy, plus précisément un jeu réalisé à l’aide du logiciel RPG Maker. Ces éléments à eux seuls se retrouvent dans plus ou moins 90% des sagas présentées jusqu’à présent dans cette chronique. Ce dernier point est complètement subjectif, mais cette saga fleure bon les débuts de la sagasphère. Non pas ce fameux « âge d’or » qui n’a jamais existé, juste une première époque qui a vu ce média et sa communauté se mettre en place, lorsque des créateurs et créatrices venus d’horizons très différents ont constaté que la saga mp3 représentait un intérêt commun. Cette époque a construit les bases d’une communauté extraordinaire, et l’atmosphère qui se dégage de Donjons & Sales Cons en est un témoignage supplémentaire.

Cote de rareté : Trouvable

La saga a été sauvée par les Archives MP3 car le site et l’auteur ont complètement disparu de la circulation. Très peu d’informations sont disponibles sur l’auteur ou la saga et cette dernière reste relativement confidentielle.

Vous pourrez retrouver la saga Donjons & Sales Cons sur le site des Archives MP3.

Un mot avant de clôturer cette chronique.

Tout d’abord, créer et écrire pour cette chronique a été un réel plaisir pour moi et j’ai un petit pincement au cœur à l’idée que l’aventure s’arrête. Cette décision est venu du fait que le nombre de sagas inconnues et anciennes est assez faramineux, mais celui de celles véritablement intéressantes pour tous (et pas uniquement pour mon plaisir de sagaphile drogué) s’amenuise. En outre, même si la saga mp3 me fascine toujours autant, la simple critique ne m’amuse plus autant qu’à mes débuts. J’ai donc voulu arrêter avant que mes chroniques ne deviennent pénibles à écrire ou à lire. Pourtant, j’ai peut-être légèrement exagéré en disant que la fin était définitive. Premièrement, le concept ne m’appartient pas et je serais tout à fait disposé à laisser mes petits camarades du Weekly reprendre le flambeau à ma place, comme Sil’verSon l’a déjà fait par le passé. En outre, il est possible que je revienne de temps à autres en cas d’annonce importante pouvant résonner avec des sagas dignes d’être présentées, comme lors de la sortie du reboot de DOOM ou lors de mes présentations de parodies de Star Wars à l’occasion de la sortie des films au cinéma. De plus, je continuerai d’écrire pour mes chères chroniques sur les références, et il se pourrait que je prépare quelques petites surprises pour septembre. Quoi qu’il en soit, cela a été un véritable honneur pour moi d’être lu par d’aussi illustres lecteurs et lectrices, merci pour votre fidélité et à bientôt sur le Weekly MP3.

Xzimnut

 

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