La quinte juste n°8 : V

Bonjour / bonsoir et bienvenue à toutes et à tous pour ce nouveau numéro de La Quinte Juste. Hééé oui, les vacances sont finies, va falloir se remettre au boulot, pour vous comme pour moi… mais ne vous inquiétez pas, voici un article rien que pour vous, qui vous permettra de vous détendre, puisque nous allons parler de V: The new mythology suite de Symphony X.

Cet album est sorti en 2000, et dure une bonne heure environ, pour treize morceaux d’une durée moyenne de cinq minutes, ce qui est un bon quota ma foi. Le genre va tirer sur le metal progressif, tout en restant relativement ancré dans le metal symphonique, hormis quelques pièces qui auront plutôt tendance à basculer vers un rock progressif digne des plus beaux Yes ou Genesis. Mais à présent, parlons de son histoire.

 

L’histoire de V: The new mythology suite est à double-sens. Un sens premier qui décrit une série d’évènements, et un sens second qui projette ces évènements sur la vie réelle, en remettant en question les choix pris par la société. L’histoire de base est inspirée des légendes de l’Atlantide, de la mythologie Égyptienne, ainsi que des lectures de Edgar Cayce sur la culture atlante.

Au commencement, il n’y avait rien (#cliché), puis arriva sur notre monde une intelligence cosmique qui créa la vie, les êtres vivants. Ces êtres se mirent à coloniser le monde et à créer la civilisation de l’Atlantide. Ce peuple fut alors connu sous le nom de « Sons of the Law of One » (les fils de la loi première), gardiens de la vérité, et utilisant une technologie très avancée basée sur les cristaux. Le premier atlante était appelé Ptah-Khnemu, que l’on peut traduire de l’égyptien par « Créateur ». Les Atlantes, avides de toujours plus de connaissances et de pouvoirs, décidèrent de créer une toute nouvelle espèce vivante. Mais quelque chose n’allait pas : ces nouveaux êtres étaient défigurés, laids, mi-hommes mi-bêtes, que les Atlantes appelèrent « The Children of Belial » (les enfants de Bélial). Cette création dérégla l’évolution « naturelle » des premiers peuples, et les bêtes furent bannies hors de l’Atlantide, dans les marais. La première de ces créatures était appelée Montu-Sekhment, que l’on peut traduire par « Dieu de la Guerre ».

Les Atlantes comprirent vite que ces enfants de Bélial reviendraient rapidement pour se venger, et ils décidèrent de chercher le messager de la paix et de l’Équilibre en la personne de Ma’at (traduit par « vérité »), dotée d’une grande sagesse et de pouvoirs divins. Pendant ce temps, Montu-Sekhment complotait contre les fils de la loi première afin de tous les exterminer, y compris l’enfant Ma’at. Se préparant pour la grande guerre du Serpent-oiseau, les Atlantes construisirent à l’aide des cristaux une arme suprême. Cependant, la puissance de cette arme fut d’une telle envergure que la cité de l’Atlantide sombra au fond de l’océan. Ma’at fut emportée par les vagues jusqu’en Égypte, où elle fut recueillie par le roi RaTa. Réalisant l’étendue de ses pouvoirs, se dernier la proclama « prophète », et ordonna l’archivage de ses prédictions dans un livre sacré, qui sera plus tard découvert par notre civilisation.

C’est alors qu’arriva l’armée de Montu-Sekhment, et Ma’at fut tuée pendant la bataille, ce qui détruisit l’Équilibre du Monde pour toujours. Ptah-Khnemu était donc voué à se battre avec son alter ego Montu-Sekhment pour l’éternité, puis la suite de l’histoire décrit nos heures sombres réelles (les guerres mondiales etc…) comme étant le résultat de la mort de l’Équilibre de cette époque. Cependant, le fameux livre sacré des égyptiens fut retrouvé, et les mots de Ma’at évoquent l’existence d’un autre plan qui nous permettrai de tout recommencer et de vivre dans la paix. Ce plan représente symboliquement une potentielle évolution de la société vers un monde plus égal, enfin, vue par les membres du groupe.

 

La musicalité et la sonorité de cet album sont toutes aussi riches que son histoire très détaillée. En effet, bien que le style général va rester centré sur le progressif, V: The new mythology suite n’hésite pas à explorer de multiples genres différents, notamment le rock orchestral, et même la symphonie classique par moments. On notera également la virtuosité des musiciens qui donne cet aspect inimitable aux différentes pièces.

En revanche, on retrouve ce problème assez récurrent des albums concepts : les personnages ne sont pas distingués dans les paroles. Bien que la majeure partie soit de la narration, toutes les voix internes au récit sont interprétées par le chanteur Russel Allen, et ce sans modification de voix (d’ailleurs c’est tellement confus que j’avais la description scénique à côté de moi lors de mon écoute pour comprendre quelque chose).

Malgré ces défauts, l’album reste très bien et très agréable à écouter. Petit détail amusant à remarquer d’ailleurs (et un peu hors-sujet aussi), c’est que cet album est étrangement très proche de l’album V de Spock’s Beard : nom identique, quelques mois d’écart, durée totale identique, genres très proches, et surtout, pochettes quasiment identiques ! Les deux groupes affirment que cela est un heureux hasard cependant.

 

Vous pouvez écouter V: The new mythology suite par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=oIT52oXYxIE&list=PL33AE76DC91B248E3

3 thoughts on “La quinte juste n°8 : V

  1. Honnêtement, si tu cherches des concept-albums avec plein de chanteurs/euses différents/es pour vraiment jouer des personnages, je te conseille vraiment d’écouter « Ayreon ».
    Les albums : « Into the Electric Castle » ou encore « Human Equation » sont vraiment top à ce niveau ( bon après je peux aussi cité « 01011001 » et The Theory of Everything » qui sont assez énorme aussi 😀 ).

    1. Salutations,
      Yep on m’en a déjà parlé et je me souviens avoir regardé vite fait, et ça avait l’air assez énorme (j’ai vu que LaBrie y chantait un moment <3). 0101 1001 est sur ma liste d'écoute, donc il se pourrait que j'en parle un moment donné si j'aime bien.

      1. Ouais, Labrie faisait le rôle principal dans Human Equation ( et si tu veux kiffé encore plus, ya la version live « The Theater Equation » qui est sorti cette année qui est juste monstrueux ).
        Après , je t’aurai vraiment plus conseiller de commencer avec Electric Castle, mais c’est vrai que le 01011001 est génial. Sinon du même gars, Il y a Star One qui est sympa ( avec Sir Russel Allen dedans :p )

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